Flore et Volcanisme en Islande

aL’Islande, une petite île perdue tout au nord de l’océan Atlantique, mesurant à peine 550km d’est en ouest pour 350 km du nord au sud, dont le nord frôle le cercle polaire arctique. Une petite île dont le seul nom évoque une nature sauvage et absolument préservée, belle et violente à la fois, sans présence humaine. Seule partie émergée de cette immense montagne sous-marine qui scinde en deux l’océan Atlantique, la « dorsale atlantique », elle est d’origine purement volcanique, et permet d’observer à ciel ouvert ce qu’on appelle un rift, là où s’écartent deux plaques tectoniques. Ces plaques, Nord-américaine et Eurasiatique, s’écartant chaque année de quelques centimètres, l’Islande grandit d’autant d’est en ouest. Vous l’aurez compris, l’Islande est le paradis des géologues ! Elle connaît une intense activité volcanique manifestée par de très nombreux volcans et déserts de lave, de la boue et de l’eau en ébullition, sous la forme de solfatares et de geysers. C’est d’ailleurs le plus grand geyser d’Islande, « Geysir », qui donna son nom à ce phénomène bien connu et si impressionnant.

Certes, l’étude de sa géologie demeure passionnante, mais elle se révèle également d’un grand intérêt quant à l’étude de sa biodiversité, et de sa flore en particulier. Il ne vous aura pas échappé qu’une coulée de lave nouvellement refroidie est naturellement vierge de toute vie, végétale comme animale. Pourtant, bien que l’Islande soit d’origine volcanique, elle n’en est pas moins par endroit très vivante et très verte. Ces sols basaltiques subiront une érosion qui permettra à la vie, végétale comme animale, de s’installer au fil des années. C’est donc le lieu idéal pour observer et comprendre comment l’on passe d’une roche nue et stérile à des sols capables d’abriter toute une flore et une faune.

qPar ailleurs, du fait de son isolement et donc de l’impossibilité d’être colonisée par des végétaux venant du continent, l’Islande recèle aujourd’hui une flore directement survivante de la dernière grande glaciation. Bien qu’il existe proportionnellement une faible biodiversité végétale islandaise, nombre de plantes se sont parfaitement adaptées au climat froid qu’il y règne. Pour autant, bien que située à la même latitude que le Groenland, elle connaît un climat bien plus clément que son voisin, grâce au réchauffement dont est responsable le Gulf Stream.

qIl existe donc de nombreuses problématiques scientifiques passionnantes qui puissent être abordées et illustrées en Islande. Nous nous intéresserons en particulier aux origines volcaniques de l’île et ses conséquences, ainsi qu’à l’érosion des sols. Puis, nous présenterons les différents milieux de vie des végétaux dits « biotopes » ainsi que la répartition des différentes classes de végétation selon l’altitude, et la latitude. Enfin, nous traiterons des principaux représentants des grandes classes de végétaux que sont les lichens, les mousses, et en particulier les plantes plus complexes et évoluées dites « vasculaires ».