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Islande - Flore et Volcanisme

1.4 Conséquences du volcanisme

 

1.4.1 Le volcanisme responsable de crises majeures

C’est un volume de 340 km3 de lave qui ont été déversées par les 200 volcans islandais durant les 15 000 dernières années. Ce volume recouvrirait Paris sur 3 km d’épaisseur. A ceci s’ajoute 50 km3 de cendres.

La plupart des éruptions sont modérées, courtes et causent peu de dégâts à l’instar de l’éruption du mont Hekla en janvier 1991.

Certaines sont plus spectaculaires. En 1963 une éruption fit surgir l’île Surtsey au large des îles Vestmann. Cette île formée était originellement d’une superficie de 2,8 km² et n’en fait plus que 2 km² aujourd’hui à cause de l’érosion.

Mais la catastrophe la plus importante des temps modernes se produisit le 8 juin 1783. Le Laki entra en éruption et, pendant 50 jours, déversa 12 km² de matière en fusion et engendra des coulées de 50 km de long. Dix milles personnes périrent. Les gaz émis ont empoisonné le bétail et les récoltes, empêchèrent les pêcheurs de prendre la mer provoquant une famine.

Mont Helka et Iles Westmann

Le volcan sous glaciaire Katla reprit du service en 1952, les coulées de boue emportèrent des blocs de roche de plusieurs centaines de tonnes à 15 km.

En 1973, c’est un autre volcan, l’Eldfell, situé sur une île de l’archipel des Vestmann. La terre s’ouvrit en une immense fissure de 2 km de long. Trente trois millions de tonnes de lave et de débris jaillirent et les deux tiers de la ville fut ensevelie sous la lave et les cendres. L’éruption généra une coulée de lave haute de 165 mètres. Aucune victime ne fut à déplorer étant donnée l’efficacité des secours.

 

      1.4.2 Etroitesse de l’espace disponible pour la vie

L’essentielle de la biomasse se concentre le long des côtes. Le centre de l’île est occupé par des déserts et glaciers où la végétation se fait rare. Ainsi, le territoire est bien moins colonisé par les végétaux que sa superficie ne le laisserait penser. Et comme nous l’avons évoqué, 95% de la forêt a disparu entraînant une érosion importante des sols. Cette érosion a transformé des zones qui auraient pu accueillir de la végétation en déserts de pierre.

La présence de macareux est en partie responsable de cette concentration de la végétation autour des côtes. Ces oiseaux se nourrissent de poissons. La luxuriance de la végétation est permise par l’apport de guano jouant un rôle d’engrais et déposé par des milliers d’oiseaux.

      1.4.3 L’exploitation de la géothermie

Usine géothermique
Près de mille points géothermiques sont recensés en Islande. Cette énergie propre, gratuite et inépuisable assure au pays une indépendance énergétique et contribue à sa survie économique. En 1930, la première usine géothermique est mise en service et permis de chauffer une douzaine de maisons et une piscine. Les progrès technologiques ont permis la mise au point de système de transport de la chaleur sur de longues distances sans déperditions : l’île est parcourue par plus de 700 km de conduites isolées. La quasi-totalité des foyers islandais a recourt à cette énergie pour le chauffage.

L’une des source qui alimentent la capitale Reykjavik, celle de Nesjavellir, est située à une trentaine de km. L’eau chaude distribuée aux foyers est directement issue des sources.

A Svartsengi dans le sud-ouest, une source est utilisée à l’échelle industrielle pour la production d’électricité. Des surplus ce cette installation est né un lac d’eau chaude devenu une station thermale, le fameux Blaa Lonidh (Blue Lagoon).

 

      1.4.4 Curiosités émanant de l’activité volcanique

Voici quelques phénomènes curieux et spectaculaires dont l’existence est due à une forte activité volcanique :

Les geysers : (de l’islandais « qui jailli t »), ils naissent de sources chaudes qui, venant des profondeurs, s’accumulent au centre d’un bassin, que des dépôts successifs de silice ont façonné en forme de dôme. Lentement chauffée, l’eau atteint une température de 102-103°C (on a là une surchauffe), une énorme bulle se forme, explose en expulsant vers le ciel dans un jet brûlant et bruyant toute l’eau du bassin.

 

Les geysers doivent leur nom au grand Geysir situé dans le sud-ouest de l’Islande. Son jet atteint 60 mètres. Il ne jaillit plus qu’une à deux fois par an. A proximité, le Strokkur s’anime toutes les quatre à six minutes.

Geyser Strokkur

 

Solfatares
Les solfatares : (de l’italien solfatra, soufrière), il s’agit de zones volcaniques en sommeil. Elles offrent le spectacle de mares de boue en ébullition, de dépôts multicolores de sulfates et d’oxydes divers. S’y trouvent aussi de nombreuses fumerolles nauséabondes composées de vapeurs d’eau et de gaz carbonique. Ces vapeurs atteignent 200°C (1000°C lors d’une éruption).

 

Grand solfatares

Le site de Hveravelir : il se situe au centre-Ouest de l’Islande. Il ne s’agit pas de marmites de boue comme évoquées précédemment mais bien de marmites d’une eau très chaude et néanmoins très limpide.

En débordant, l’eau se refroidie ce qui provoque une diminution de la solubilité de la silice qui finit par précipiter. Cette silice se dépose en geyserite qui est une forme de silice hydratée.

 

  depot_silice_solfatares_hveravellir  


Très souvent, de la silice colloïdale forme un micro précipité qui reste en suspension dans l’eau. Ce micro précipité favorise la diffusion des courtes longueurs d’ondes ce qui donne à l’eau cette couleur bleue très prononcée.
  marmite_eau_chaude_hveravellir

Le Kerid : il s’agit d’un cratère vieux de 6500 ans situé au sud-ouest de l’Islande à proximité de Selfoss. Il est de forme ovale et mesure 270 m de long sur 170 m de large. Sa profondeur totale est de 55 m, le fond étant occupé par un étang dont le niveau d’eau varie de 7 à 14m. Un vieux dicton veut que lorsque l’eau monte dans le Kerid elle baisse dans les mêmes proportion dans un étang situé non loin. Cette formation se trouve dans une zone volcanique où les foyers d’éruption n’ont rien de spectaculaire car peu de relief.

Les vulcanologues pensaient autrefois que Kerid était un cratère d’explosion. Les recherches n’ont mis en évidence aucune couche de scories susceptibles de se rattacher à ce type d’éruption. Le cratère doit sans doute son aspect au fait qu’un petit réservoir magmatique s’est vidé provoquant un affaissement.

  Kerid  

Conclusion : l’existence de la grande diversité des paysages de l’Islande prend ses racine, nous l’avons vu dans le volcanisme. De l’intérieure des chambre avec les phénomènes de diffusion, en passant par les éruptions, la présence de glaciers et bien sur l’action du climat et de la vie : l’ensemble de ces paramètres concourent de façon harmonieuse à la genèse des sites islandais.

 

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Sources :

  • Site généraliste sur l’Islande : www.lingua.is
  • Encyclopédie online : www.wikipedia.fr
  • Ambassade de France à Reykjavik : www.ambafrance.is
  • Université d’Islande : www.hi.is
  • Université de Reykjavik : www.ru.is
  • Le Grand Guide de l’Islande, Série Bibliothèque du Voyageur – Edition Gallimard
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