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Le terme flore désigne l'ensemble des espèces végétales présentes dans un espace géographique ou un écosystème déterminé. En écologie, un biotope est un ensemble d'éléments caractérisant un milieu physico-chimique déterminé et uniforme qui héberge une flore et une faune spécifique : la biocénose. Quelques chiffres, en pourcentage de la superficie totale de l’île, donnent un aperçu des différentes proportions des milieux naturels en Islande : la végétation occupe 41.2% ; les bruyères, paysages herbés et cultivés 26.2% ; les glaciers 10.8% ; les mousses 10% ; les forêts de bouleaux 1.1% ; les zones aquatiques et marécageuses 8.4% ; les lacs et rivières : 2.3%
L'altitude est un facteur écologique qui a des effets sur les communautés vivantes, surtout végétales, comparables à ceux induits par la latitude. Depuis les plus hautes latitudes scandinaves jusqu'à celles de la France, nous pouvons observer, d'abord une zone parabiosphérique minérale et glacée n’abritant aucune vie permanente, puis une toundra, suivie d'une taïga, pour arriver enfin à la forêt caducifoliée, en passant par une forêt boréale.
Quelques définitions :
Ces facteurs régissent la distribution de la vie le long des pentes montagnardes, déterminant des bandes schématiquement horizontales, aux frontières diffuses, caractérisées par des associations végétales et animales. En zone tempérée, notamment dans les Alpes, se distinguent ainsi cinq grands étages altitudinaux de végétation :
Cet étage, se situe jusqu’à 1300 mètres. Il est parfois séparé en étage dit planitaire jusqu’à 800 mètres. Sa période végétative, longue, est de 9 mois minimum, et sa température moyenne annuelle avoisine les 15°C. Quant à sa végétation, le climax majeur de cet étage en France, c’est-à-dire le type de végétation en équilibre si on n’intervient pas sur la nature, est constitué de chênaies. C’est aussi le principal domaine où sont établis les divers agrosystèmes.
On le trouve de 1300 à 1800 mètres, pour une période végétative d’environ 7 mois et une température moyenne annuelle de 8 à 15°C. Sa végétation est constituée de forêts riches en dryades, hêtres, sapins, épicéas.
Cet étage se rencontre de 1800 à 2400 mètres, et permet une période végétative de 5 mois maximum, à une température moyenne annuelle inférieure à 8°C. Sa végétation est constituée de forêts morcelées, dont les arbres occupent uniquement les espaces qui leur sont très favorables (pessières, mélézins…). Les cortèges floristiques s’enrichissent caractéristiquement de diverses éricacées. Les taïgas médio scandinaves, jusqu’un peu au-delà du cercle polaire, offrent quelques ressemblances avec cet étage, surtout au niveau des tapis fruticéens.
Il illustre les difficultés que connaissent les arbres pour se maintenir à de telles altitudes. C’est typiquement la limite entre étages subalpin et alpin, où les arbres ont de réelles difficultés pour se maintenir. On le rencontre à une altitude comprise entre 1800 et 2400 mètres, avec une période végétative de 3 à 4 mois à la température moyenne annuelle inférieure à 4 °C, température limite en deçà de laquelle les arbres ne survivent pas. A cet étage, la présence d’arbres suggère fortement la présence de microclimats plus « tempérés ». Les fruticées et les landes y sont bien développées (Rhododendrons). Cet étage est très semblable au domaine qui fait la transition entre les taïgas du nord et la toundra.
Cet étage se rencontre de 2400 à 3000 mètres et connaît une courte période végétative de 2 à 3 mois, à la température moyenne annuelle inférieure à 3°C. En été, la moyenne journalière est bien souvent inférieure à 10°C. A n’importe quel moment de l’année, il peut faire froid, geler ou neiger abondamment, même en été. En ce qui concerne sa végétation, les cortèges floristiques de l’étage alpin forment une toundra alpine. La toundra alpine est fort semblable à la toundra arctique, avec un climat très comparable.
Ce dernier étage se trouve au-delà de 3000 mètres, si bien que sa période végétative est très courte, car c’est le domaine des neiges éternelles et du minéral. Seules quelques plantes à fleurs très adaptées subsistent à cette altitude (Edelweiss, Génépi), mais les mousses et lichens y sont prospères.
Les plantes de l’étage nival, qu’elles poussent en altitude ou dans les hautes latitudes, présentent des adaptations remarquables, surtout au froid et à la très courte période végétative qui leur est imposée : le nanisme, conséquence du très fort ensoleillement et/ou richesse en UV caractéristiques de la haute montagne, mais aussi des ports prostré ou en rosette, bonnes adaptations à l’enneigement.
Une autre adaptation est la succulence : les plantes, en se gorgeant dans leurs tissus d’eau très concentrée en sels dissous, abaissent leur point de congélation de l’eau, si bien qu’elles résistent plus facilement au gel.
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Plante à port en rosette