Accueil > Islande > Flore et Volcanisme > Flore et Biotope > Principaux biotopes des étages alpins et subalpins
Dition : la dition est la répartition géographique de différentes espèces végétales. De nombreuses espèces végétales adaptées à différents habitats vivent dans les régions montagneuses d’Europe. Alors que beaucoup d’espèces de plaine s’élèvent souvent au-dessus de 1000 mètres (étage montagnard), rares sont les plantes typiquement montagnardes présentes au-dessous de 1500 mètres, au moins en Europe continentale. En revanche, dans l’extrême nord de la dition et les îles britanniques, on rencontre des espèces montagnardes à des altitudes très inférieures. Les causes de cette anomalie ne sont pas entièrement connues, mail il est probable qu’un ensemble de facteurs (climat, exposition, sol, conséquence des dernières glaciations) soit à l’origine de ces enclaves de végétation montagnarde. Par exemple, la Gentiane Printanière (Gentiana Verna.) se rencontre au niveau de la mer sur les calcaires du Burren de l’ouest de l’Irlande, mais uniquement à l’étage alpin dans les montagnes d’Europe continentale.
L’étage subalpin se trouve au-dessous de la limite supérieure des arbres et sa flore comprend à la fois des espèces de plaine et de montagne. Prairies, bois et talus sont souvent couverts de fleurs et selon le cas, comportent de grandes plantes herbacées, des arbustes et des arbres. On y trouve les dernières cultures. A la limite supérieure des arbres, ceux-ci sont représentés par des espèces naines de pins, bouleaux et genévriers dont la densité devient faible.
Très fréquentes en montagne au-dessus de la limite des forêts, surtout entre 1400 et 2800 mètres en Europe continentale, elles sont spontanées ou résultent de l’exploitation du bois à la limite supérieure des arbres. Riches en espèces et souvent colorées, les prairies alpines sont souvent dominées par les Poacées (ou « Graminées ») et les Cypéracées (Laiches…), mais leur composition varie fortement d’un endroit à un autre et selon qu’elles poussent sur un substrat acide (granites…) ou alcalin (calcaires…). Dans le sud de la France par exemple, on rencontrera sur les sols acides les maquis, tandis qu’en milieu alcalin on rencontrera les garrigues. Dans les Alpes, les Tatras et les Carpates, on rencontre des groupements végétaux de pelouses jusqu’à 3000 mètres d’altitude.
Au-dessus de la limite des forêts, là où les arbres ne peuvent pas se maintenir, vivent des arbustes associés à des plantes herbacées relativement grandes, en particulier entre 1400 et 2000 mètres. Les groupements les plus répandus sur sols calcaires sont dominés par le Pin mugho (ou Pin couché), et par le Rhododendron ferrugineux et l’Aulne vert dans les milieux les plus acides. En Ecosse et en Scandinavie, entre 400 et 1200 mètres, ces formations végétales sont principalement remplacées par des Saules nains.
Ce sont des groupements d’arbrisseaux et sous-arbrisseaux sur sols acides, dominés par des Ericacées, souvent accompagnées de petites Poacées, Cypéracées, des Bryophytes (mousses) et des Lichens, principalement entre 1500 et 2600 mètres, mais plus bas dans le domaine boréal. Parfois, c’est le Genévrier nain qui domine.
A l’étage alpin où des plaques de neige tombée tardivement mettent régulièrement beaucoup de temps à fondre (en particulier dans les cuvettes), des groupements typiques peuvent se développer, caractérisés par la brièveté de la saison végétative. A mesure que a neige fond, les fleurs s’épanouissent de manière successive en figurant une sorte de halo autour des névés ; au-delà, les mêmes espèces sont déjà fanées et ont fructifié. Il est toujours intéressant de rechercher les combes à neige, dans la mesure où elles prolongent la période de floraison de diverses espèces, souvent alors que l’été est très avancé, telles que Crocus Vernus, la Soldanelle Alpine (Soldanella Alpina), la Véronique alpine (Veronica Alpina).
Ces milieux pierreux peuvent dominer à n’importe quelle altitude dans toute la dition et comportent des associations végétales presque jusqu’aux neiges éternelles, au moins jusqu’à 3400 mètres dans les Alpes. Les espèces végétales qui les constituent dépendent non seulement de la nature chimique des roches, mais encore de la latitude. Nombre de plantes spécifiques ainsi que d’endémiques alpines se rencontrent dans ces biotopes, que l’on peut classer sommairement comme suit :
Comme on vient de le voir, l’habitat a une très grande importance pour de nombreuses plantes montagnardes et beaucoup sont étroitement adaptées à un milieu bien particulier. Pourtant, çà et là, au bord des torrents, dans les éboulis et sur les moraines, on rencontre des espèces à une altitude très inférieure à celle où on les trouve normalement, ce pourquoi l’exploration des vallées qui descendent d’une montagne élevée ou d’un glacier permet souvent de voir des plantes intéressantes.
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