Accueil > Islande > Flore et Volcanisme > Volcanisme et génèse des paysages islandais > Conséquences du volcanisme
C’est un volume de 340 km3 de lave qui ont été déversées par les 200 volcans islandais durant les 15 000 dernières années. Ce volume recouvrirait Paris sur 3 km d’épaisseur. A ceci s’ajoute 50 km3 de cendres. La plupart des éruptions sont modérées, courtes et causent peu de dégâts à l’instar de l’éruption du mont Hekla en janvier 1991.
Le volcan sous glaciaire Katla reprit du service en 1952, les coulées de boue emportèrent des blocs de roche de plusieurs centaines de tonnes à 15 km. En 1973, c’est un autre volcan, l’Eldfell, situé sur une île de l’archipel des Vestmann. La terre s’ouvrit en une immense fissure de 2 km de long. Trente trois millions de tonnes de lave et de débris jaillirent et les deux tiers de la ville fut ensevelie sous la lave et les cendres. L’éruption généra une coulée de lave haute de 165 mètres. Aucune victime ne fut à déplorer étant donnée l’efficacité des secours.
La présence de macareux est en partie responsable de cette concentration de la végétation autour des côtes. Ces oiseaux se nourrissent de poissons. La luxuriance de la végétation est permise par l’apport de guano jouant un rôle d’engrais et déposé par des milliers d’oiseaux.
L’une des source qui alimentent la capitale Reykjavik, celle de Nesjavellir, est située à une trentaine de km. L’eau chaude distribuée aux foyers est directement issue des sources. A Svartsengi dans le sud-ouest, une source est utilisée à l’échelle industrielle pour la production d’électricité. Des surplus ce cette installation est né un lac d’eau chaude devenu une station thermale, le fameux Blaa Lonidh (Blue Lagoon).
Voici quelques phénomènes curieux et spectaculaires dont l’existence est due à une forte activité volcanique :
Le site de Hveravelir : il se situe au centre-Ouest de l’Islande. Il ne s’agit pas de marmites de boue comme évoquées précédemment mais bien de marmites d’une eau très chaude et néanmoins très limpide. En débordant, l’eau se refroidie ce qui provoque une diminution de la solubilité de la silice qui finit par précipiter. Cette silice se dépose en geyserite qui est une forme de silice hydratée.
Le Kerid : il s’agit d’un cratère vieux de 6500 ans situé au sud-ouest de l’Islande à proximité de Selfoss. Il est de forme ovale et mesure 270 m de long sur 170 m de large. Sa profondeur totale est de 55 m, le fond étant occupé par un étang dont le niveau d’eau varie de 7 à 14m. Un vieux dicton veut que lorsque l’eau monte dans le Kerid elle baisse dans les mêmes proportion dans un étang situé non loin. Cette formation se trouve dans une zone volcanique où les foyers d’éruption n’ont rien de spectaculaire car peu de relief. Les vulcanologues pensaient autrefois que Kerid était un cratère d’explosion. Les recherches n’ont mis en évidence aucune couche de scories susceptibles de se rattacher à ce type d’éruption. Le cratère doit sans doute son aspect au fait qu’un petit réservoir magmatique s’est vidé provoquant un affaissement. Conclusion : l’existence de la grande diversité des paysages de l’Islande prend ses racine, nous l’avons vu dans le volcanisme. De l’intérieure des chambre avec les phénomènes de diffusion, en passant par les éruptions, la présence de glaciers et bien sur l’action du climat et de la vie : l’ensemble de ces paramètres concourent de façon harmonieuse à la genèse des sites islandais.
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Sources :
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