Le lac Baïkal, un symbole de la nécessité d’une gestion concertée

La gestion des ressources d’eau est une problématique majeure et actuelle. En septembre 2008 s’est tenu à Montpellier le 13ème Congrès mondial de l’eau, à dominante scientifique. Le message des scientifiques est clairement de prendre conscience de l’absolue nécessité d’améliorer la gestion des ressources d’eau douce, alors que la sécurité énergétique et alimentaire de certains pays en dépend. Il y fut discuté notamment de l’évolution du débit des fleuves ouest-africains, de l’impact du réchauffement climatique sur l’irrigation du riz en Chine, de la gestion des conflits entre usagers en Espagne. Le Forum mondial de l’eau se tiendra également à Istanbul en mars 2009 et rassemblera politiques, industriels, et organisations non gouvernementales.

Car il existe une réalité : la population mondiale grandit, tandis que l’eau se raréfie. Le réchauffement climatique en est une des causes, car en favorisant l’évaporation des fleuves et des rivières, il modifie la quantité d’eau disponible et sa répartition ; et en modifiant le régime des précipitations, il accentue les inégalités entre différentes régions du monde. Certes, des efforts ont déjà été faits : en 1997, une convention des Nations unies sur les cours d’eau transfrontaliers a prévu que les Etats devaient gérer les fleuves partagés de façon équitable et raisonnable, et protéger la qualité de l’eau. A ce jour, 106 Etats ont voté cette convention, qui n’est toujours pas appliquée car non ratifiée par un nombre suffisant d’Etats. Par ailleurs, aucune convention ne concerne les eaux souterraines.

Voyager, découvrir, échanger pour mieux sensibiliser

Nous sommes cinq étudiants, universitaires et ingénieurs, en biologie – biochimie et agroalimentaire/agronomie – et en droit. Partant de ces constats, nous avons décidé de nous intéresser à la gestion et à la qualité des ressources d’eau douce du plus grand réservoir au monde, le lac Baïkal en Sibérie, qui représente à lui seul 20% des réserves mondiales. Le lac Baïkal est un symbole, et représente un cas d’étude essentiel du fait de son immense volume. Aussi, les eaux du Baïkal ont pour principale source la Selenga, un fleuve possédé à 60% par la Mongolie et 40% par la Russie, ce qui rend nécessaire une gestion concertée de celui-ci. Nous sommes donc partis un mois en Sibérie et en Mongolie, parcourant la Sibérie en train de Moscou à Irkoutsk, puis à vélo jusqu’à Oulan Bator en Mongolie. Le vélo présente l’immense avantage de permettre un contact direct, amical et confiant, avec les personnes rencontrées, souvent attirées par la curiosité …et c’est aussi un moyen de transport écologique.

Quatre jours et demi à bord du Transsibérien nous ont amenés de Moscou à Irkoutsk au centre de la Sibérie sur les bords du lac Baïkal, surnommé, entre autres, « La perle de la Sibérie ». Véritable mythe, ce train traverse la Sibérie à travers les forêts de bouleaux et de pins sibériens, s’arrêtant de temps à autre dans des gares où nombre de petits marchands – souvent des femmes russes d’un certain âge, que l’on nomme aussi Babouchkas – proposent aux voyageurs de toutes nationalités de quoi se restaurer sommairement. Nous avons choisi la 3ème classe pour être au plus près des Russes. Nous nous sommes donc installés dans un wagon où quarante  personnes vivent et dorment ensemble par une température qui pouvait atteindre 30-35 degrés dans l’après-midi ! Les journées étaient rythmées par les rencontres avec les Russes intrigués par la présence de cinq français sachant que les occidentaux voyagent peu en 3ème classe et lui préfèrent le confort et l’intimité des deux classes supérieures. Ceci nous a permis de poser nos premières questions sur les habitudes de consommation d’eau en Russie. Armés de notre guide de conversation, nous sommes arrivés péniblement à nous faire comprendre…Ces quatre jours nous auront notamment permis de réfléchir à la suite de notre voyage et aux nombreuses interviews prévues avec différentes associations de préservation du lac Baïkal.

Irkoutsk, premières interviews et premières réponses…

L’arrivée à Irkoutsk fut assez déstabilisante car nous avions pris l’habitude de vivre au rythme du train, sans aucun repère ni de lieu – les noms des gares étaient inscrits en cyrillique, ni de temps – cinq heures de décalage en quatre jours et pourtant toutes les gares restent à l’heure de Moscou. Irkoutsk est une ville russe typique où la circulation est très importante et la pollution très présente compte-tenu de la vétusté d’un grand nombre de véhicules.

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Dans le centre ville d’Irkoutsk.Photo : Alexandre Derome

La première tâche à notre arrivée fut l’achat de vélos de bonne qualité, ce qui à première vue pourrait paraître une tâche difficile dans une ville au fin fond de la Sibérie. Mais Irkoutsk – surnommée « le Paris de Sibérie » – est aussi une des plus grandes et plus importantes villes sibériennes. Ce ne fut donc pas si difficile de trouver des vélos de bonne facture… avec une facture somme toute raisonnable. Cela a été l’occasion d’effectuer notre première rencontre avec un Français qui parcourait l’Asie en vélo depuis un an pour soutenir le développement durable. Nous avons ainsi pu nous informer sur l’état des routes en Mongolie, grande préoccupation de notre voyage. Car une piste mal pavée aurait certainement abîmé nos vélos, chargés chacun de 20 à 25kg de bagages. De plus les quelques anecdotes que ce Français a vécues nous laissaient entrevoir ce que nous-mêmes pourrions vivre pendant notre voyage.

C’est à Irkoutsk que nous avons réalisé la première interview de notre voyage. Nous nous sommes rendus au muséum d’histoire naturelle de la ville pour rencontrer Vladimir Khidekel, membre de l’association Great Baikal Trail, dont le projet est de développer la région économiquement à l’aide de l’écotourisme plutôt que de l’activité industrielle. L’association met donc en place progressivement un circuit touristique autour du lac tout en s’efforçant d’instaurer un contrôle de son impact sur l’environnement. Car la pollution – industrielle ou touristique – pourrait mettre gravement en péril le lac Baïkal lui-même, classé en 1996 par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité pour sa richesse écologique. Vladimir a répondu à nos premières questions sur l’état du lac, les menaces qui pèsent sur ses écosystèmes compte tenu de la pollution humaine d’origine industrielle, des ordures déversées sauvagement sur le pourtour du lac, des rejets de la ville d’Oulan Oude sur les bords du principal affluent du lac la Selenga.

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Barrage d’Irkoutsk sur la rivière Angara. Photo : Sylvain Cédat

Il nous a appris également qu’en 1956, un barrage fut construit sur l’Angara, à Irkoutsk, entrainant une montée du niveau du lac de 1m50, avec des conséquences particulièrement sensibles dans les zones jusqu’alors de faible profondeur. Celles-ci abritaient des écosystèmes dans lesquelles vivaient de petits poissons servant d’alimentation à un autre poisson très présent dans le lac, d’importance économique majeure, l’Omoul. Les populations de ce dernier diminuèrent de façon considérable à l’échelle du lac, à tel point que sa pêche fut interdite pendant vingt cinq ans. Ainsi la construction d’un unique barrage sur ce fleuve en aval du Baïkal eut des répercussions dramatiques sur un lac de 700km de long et 80km de large !

La seconde association que nous avons rencontrée également à Irkoutsk, Baikal Environmental Wave, est l’une des principales et des plus anciennes structures existantes pour la protection du lac. Créée il y a quinze ans, elle s’est notamment fait connaître par son combat contre le projet de construction d’un oléoduc, par la société pétrolière nationale russe Transneft, qui devait longer le sud du lac Baïkal. La mobilisation des associations environnementales et la pression internationale ont permis de déplacer son tracé à plus de 400km. Le lac Baïkal, profond de près de 1700m par endroits, est en réalité une immense faille tectonique et montre une intense activité sismique, subissant près de deux mille tremblements de terre par an. Le risque qu’une secousse suffisamment violente survienne et endommage le pipeline était bien réel et aurait eu des conséquences catastrophiques sur le lac.

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L’usine de cellulose de Baikalsk déverse ses effluents toxiques dans le Baikal. Source : http://www.bww.irk.ru

Cette association nous confirme que les principales sources actuelles de pollution du lac proviennent des rejets d’eaux usées industrielles, de la pollution atmosphérique, et du tourisme incontrôlé. Les eaux usées industrielles proviennent principalement de l’usine de pâte à papier de Baikalsk au sud-est du lac -bien que celle-ci ait récemment (mais toujours insuffisamment) modernisé ses installations pour diminuer son impact environnemental- mais aussi de la ville d’Oulan Oude par l’intermédiaire de la Selenga, le principal affluent du lac. Ce fleuve est aussi une de ses principales sources de pollution, notamment à cause de l’activité agricole, d’exploitations minières, et d’une autre usine de pâte à papier à Selenginsk y déversant ses eaux usées. Il nous a été fortement déconseillé de consommer l’eau de la Selenga en aval d’Oulan Oude. La pollution atmosphérique, résultant de l’industrialisation lourde dans la région d’Irkoutsk – à Angarsk, Svirsk, Tcheremkhovo, et surtout Baralsk – est aussi une source d’inquiétude car elle contamine le lac en se concentrant dans les précipitations. Le tourisme non contrôlé, enfin, constitue une autre menace pour les écosystèmes du lac Baïkal, à cause notamment de l’absence de système de collecte d’ordures sur les pourtours du lac. L’augmentation de la température de l’eau et sa concentration en nutriments entrainent une multiplication d’algues vertes et de bactéries Escherichia Coli sur les bords du lac, tandis que ces organismes sont absents le reste de l’année quand l’eau est à +4°C. Cependant la taille gigantesque du lac permet une autoépuration très efficace grâce aux microorganismes, éponges et bactéries, qui le peuplent. Il est à noter que la Russie possède – selon Vladimir – les meilleures lois environnementales de notre planète…mais elles ne sont pas appliquées !

En selle pour 1500 km de Vélo !

Le grand départ s’est fait à Irkoutsk non sans appréhension car nos vélos étaient très chargés et nous ne savions pas s’ils résisteraient aux 1500kms prévus.
Les premiers jours ont été difficiles car l’on nous a convaincus d’emprunter un autre itinéraire pour rejoindre la rive est du lac… la route recommandée, devenue en peu de temps piste puis simplement voie de chemin de fer, nous a contraints à rebrousser chemin et à trouver une solution en catastrophe pour éviter de prendre trop de retard sur notre planning. Nous voilà donc tous les cinq, le lendemain, sur un bateau de pêche, traversant la moitié sud du lac pour rattraper le temps perdu.
Le tourisme russe est relativement peu développé dans la région, seuls les Russes aisés viennent profiter de cet endroit magnifique. Nous avons donc dû négocier avec des pêcheurs pour traverser le lac car, hormis quelques bateaux de croisières luxueux, il n’existe pas de navette régulière pour effectuer la traversée. Les quatre heures de bateau sur le lac n’en restent pas moins un excellent souvenir.

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L’omoul, un poisson endémique au lac Baïkal. Photo : Sylvain Cédat.

On a peine à imaginer que ce lac de 700 km de long est le plus profond du monde, avoisinant les 1700m. Les plaques tectoniques qui forment son assise continuent à s’écarter, à l’image du rift africain. Cette activité tectonique est à l’origine de sources d’eaux chaudes au fond du lac créant un environnement particulier où tout un écosystème a pu se mettre en place en dépit de l’absence de lumière. L’immensité des eaux du lac abrite une faune et une flore extrêmement riches dont de nombreuses espèces endémiques. Citons par exemple l’Omoul, un poisson très prisé des pêcheurs locaux et le Nierpa, un phoque vivant uniquement dans les eaux du Baïkal.

Notre retard rattrapé, nous avons poursuivi notre périple autour du lac, effectuant entre 70 et 100 kms par jour sur les routes russes. La succession des montées et descentes nous permis de comprendre la vraie signification de « montagne russe ». La circulation était importante sur cet axe majeur que nous avons emprunté pour rallier Oulan Oude, capital de la région de Bouriatie sur la côte. La sympathie des Russes les conduisait à nous encourager à coups de klaxon : la mélodie de centaines d’entre eux a donc rythmé notre voyage ! Chaque soir, nous recherchions un endroit pour bivouaquer, découvrant des endroits magnifiques au bord du lac, mais bien souvent la présence d’un nombre impressionnant de moustiques affamés nous obligeait à écourter nos veillées… L’eau du lac est tellement pure que les habitants n’hésitent pas à la boire sans aucun traitement. Tous les petits villages autour du lac n’avaient aucun réseau d’eau tel que nous en avons en France. Les habitants, quand ils ne vont pas chercher l’eau dans l’un des puits du village, puisent directement l’eau dans le lac. La transparence de son eau est telle qu’il est possible de discerner le fond pierreux jusqu’à 40 m de profondeur. La dépendance de milliers d’habitants vis-à-vis de l’eau du lac montre à quel point il est important de le préserver. A l’instar des locaux nous utilisions l’eau du lac, tout en prenant soin d’ajouter une petite pastille de traitement… par sécurité.

Oulan Oude, fin du Baikal, en route pour la Mongolie

La dernière association que nous avons rencontrée était installée à Oulan Oude. Un géochimiste nous a reçus accompagné d’une traductrice pour nous parler du Baïkal et également des différentes mines à l’origine de rejets de métaux lourds décelables dans le lac.

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La rivière Selenga, entre Oulan Oude et le lac Baïkal. Photo : Sylvain Cédat.

Le lac Baïkal est alimenté par de nombreux petits ruisseaux provenant des montagnes environnantes qui culminent à plus de 2000 mètres. Nous en avons traversé un grand nombre. Cependant la principale rivière se nomme Selenga et prend sa source en Mongolie. Elle se jette dans le lac en formant un gigantesque delta, bien visible sur une carte du lac, qui tend à le scinder en deux. Elle charrie également des polluants provenant des villes mongoles et russes situées plus en amont mais encore une fois la taille exceptionnelle du lac et l’immense delta limitent cet impact. L’Angara, quant à elle, est la seule rivière qui prend sa source dans le lac. Irkoutsk est située sur ce fleuve en aval du lac, donc les rejets de la ville dans la rivière n’ont pas d’impact direct sur ce dernier.

Depuis Oulan Oude, nous avons remonté la Selenga, traversant de magnifiques massifs montagneux. Nous nous dirigions plein sud en direction de la Mongolie…

Les relations entre la Russie et la Mongolie sont bonnes. Concernant l’eau, il existe des accords sur la rivière Selenga – à majorité mongole puisque 60% de son trajet se trouve en Mongolie – afin de limiter la pollution et de gérer le partage des eaux. Ce type d’accord va devenir de plus en plus important en Asie notamment dans la région de l’Himalaya où la fonte des glaciers va conduire à une diminution des ressources en eau.

Premiers Bilans

En quittant la Russie nous avons pu dresser un premier bilan de nos différentes rencontres : l’homme a un impact sur le lac via ses industries et ses rejets urbains mais la rigueur du climat continental (jusqu’à -40°C en hiver et le lac est gelé environ 8 mois par an!) tend à préserver la ressource en eau. De plus la taille exceptionnelle du lac et la faible densité de population présente autour constituent une sécurité supplémentaire. Il faut néanmoins que les associations de protection restent vigilantes pour éviter l’implantation de structures polluantes (pipeline, industries) et préserver la faune et la flore (surpêche de l’Omoul, chasse ancestrale du Nierpa). Un effort doit être fait concernant la collecte des ordures car les décharges sauvages sont nombreuses autour du lac. Nous avons pu également remarquer que la consommation journalière des habitants de cette région est de loin inférieure à celle des Français, notamment. Il n’y a pas d’eau courante dans les petits villages et les toilettes, grandes consommatrices d’eau potable dans l’immense majorité des pays développés, se limitent à une cabane et un trou creusé dans la terre…

Mongolie, terre d’aventure

Après avoir passé la frontière mongole, les paysages ont radicalement changé. D’abord boisées, les montagnes que nous traversions sont devenues de plus en plus dénudées. A perte de vue s’offraient à nous des paysages de steppes, bien plus sèches qu’en Russie. Les rivières se sont faites plus rares et la gestion de notre réserve d’eau est devenue plus compliquée. Si la température descend facilement à -30 -40 degrés en hiver, nous avons affronté quant à nous des températures souvent au dessus de 30 degrés ! Nous transportions ainsi jusqu’à 8 litres d’eau par personne car la Mongolie est faiblement peuplée (2,8 millions d’habitants dont 33% à Oulan Bator). Dés lors il n’était pas rare de traverser une ville ou un village seulement tous les 80 kms. La Mongolie a par ailleurs la plus faible densité de population au monde avec seulement 1,3 habitant au km².

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Une yourte dans les paysages semi-arides du nord de la Mongolie. Photo : Sylvain Cédat.

Nous avons croisé certains affluents de la Selenga qui elle-même se jette dans le Baïkal. Une grande partie des fleuves mongols prennent leur source dans les monts Altaï à l’ouest du pays. De nombreux éleveurs peuplent  ces vallées où l’eau est présente, parcourues par un cours d’eau de taille souvent très modeste, voire même souvent inexistant au cœur de l’été. Ainsi de nombreuses yourtes traditionnelles ont jalonné notre parcours et donné lieu à des rencontres inoubliables avec les éleveurs nomades. Là encore leur rapport à l’eau est très différent du nôtre : ils n’ont ni toilettes ni eau courante et sont bien loin de consommer les 150 litres d’eau qu’un français consomme en moyenne chaque jour.
La rencontre avec un éleveur Mongol nous apprend que l’été a été particulièrement sec cette année et que le niveau des rivières est très bas. En effet, paradoxalement, c’est en été que la pluviométrie est la plus importante en Mongolie du fait de son climat continental. Il pleut normalement presque tous les jours sous forme d’orage. Or en quinze jours, nous avons eu un seul jour de pluie… Il est difficile de savoir si cette sécheresse est due au réchauffement climatique.

La Mongolie nous a permis de découvrir la disparité de la ressource en eau entre deux pays voisins. D’une région humide autour du lac Baïkal, nous sommes passés à une région plus aride en Mongolie. Au sud de la Mongolie se trouve notamment l’un des déserts les plus secs au monde : le Gobi. Cela amène à réfléchir sur le partage des ressources en eau entre pays voisins et aux problèmes qui surgiront bientôt si l’accès à l’eau devient de plus en plus difficile…

Le tourisme en Mongolie se développe peu à peu. Dans un parc national à côté d’Oulan Bator où nous avons fait une boucle de 200 kms, de nombreux « tourist camps » fleurissent dans une magnifique vallée. L’eau y est également précieuse. En effet, chaque jour, ce sont des camions citernes qui l’apportent aux différents camps.

De la nécessité de changer notre mode de consommation de l’eau …

Ce parcours à vélo, long de 1500 km, au contact des réserves naturelles des deux grands pays traversés, de leurs habitants, ainsi que d’associations pour la préservation de l’environnement, nous a permis de prendre du recul sur notre mode de consommation de l’eau dans nos pays développés, et particulièrement en France. Nous pensons disposer d’une ressource inépuisable, en quantité illimitée, dont la qualité est acquise. L’exemple de ces pays, où pourtant la densité de population et l’industrialisation sont bien inférieures aux nôtres, et la fragilité du lac Baïkal, malgré son immensité, nous ont montré que la gestion et la qualité des ressources d’eau doivent être un sujet de préoccupation permanent, pas seulement des politiques, mais aussi, et surtout, de tout un chacun.