Il existe différents types de cyclistes, chacun d’eux a sa propre particularité. Si nous prenions un graphique représentant une courbe de puissance où en ordonnées nous indiquerons les watts maximum et en abscisse le temps, nous pourrions voir que chaque spécialiste varie en puissance maximum et en durée. C’est le cycliste de longue distance, mince et avec un rapport watt / kg important. Il n’a pas de pics de puissance maximale comparables aux sprinters mais maintient une courbe plutôt plate au fil du temps. Autrement dit, les watts maximum qu’il dégage les gardent plus longtemps qu’un sprinter. Pour maintenir sa puissance dans le temps, le grimpeur a besoin d’une capacité aérobie élevée, d’un seuil anaérobie élevé et d’une excellente économie en montée (poids corporel).

Sprinter

Dans la courbe, le sprinter a des pics de puissance très élevés mais aussi une descente rapide à mesure que la durée augmente. La forte et courte rafale de puissance nécessite une certaine économie associée à la position de conduite. Les sprinteurs évidemment pendant la course sont bien cachés au sein du groupe et terminent au dernier kilomètre. Il y a toujours un coéquipier qui lance le sprint final peu avant la ligne d’arrivée, a un niveau relativement élevé de capacité aérobie et de seuil anaérobie. Le sprinter malgré les pics de puissance n’est pas un grimpeur fort et n’est pas un bon chronoman.

Cronoman

La valeur à prendre en compte est le FTP élevé, c’est-à-dire la puissance au seuil anaérobie. Cependant, si cette valeur est importante pour tous les coureurs pour le contre-la-montre, elle l’est encore plus. Le cronoman a des pics de puissance très similaires aux sprinters mais parvient à maintenir une puissance élevée pendant longtemps de manière constante. Le poids de l’athlète n’affecte pas, en effet les cronomanes sont généralement assez importants car le facteur déterminant est une puissance élevée favorisée par la présence de masse musculaire. Le positionnement en selle est un facteur très important, tout comme le véhicule lui-même, souvent étudié à l’intérieur de la soufflerie pour augmenter la pénétration de l’air.

Autour du cyclisme

C’est le cycliste qui n’atteint l’excellence dans aucune des spécialités précédentes mais qui est bon dans au moins deux d’entre elles. Un cycliste de ce calibre peut postuler pour un rôle mais doit évaluer la compatibilité avec sa structure physique. Si le cycliste a une masse musculaire importante, il lui sera très difficile d’être grimpeur mais il pourrait bien réussir dans les sprints et les contre-la-montre. Parler des types d’athlètes est certes un moyen de généraliser mais il est utile de comprendre comment les caractéristiques individuelles de sa structure physique et sa capacité à libérer des watts pendant un certain temps peuvent en quelque sorte nous reléguer à une certaine tâche au sein de son équipe.