Le matériel nécessaire, et emporté si possible !

Avant tout… on va essayer de voyager « légers » ! Ne pas dépasser 25kg sur le porte-bardas, telle est notre devise. On privilégiera aussi autant que possible les matières en synthétique, plutôt que du coton… Moins confortable, elles sèchent cependant bien plus vite! Exit les odeurs de champignons aromatisés au frômage…

Ce sera aussi notre liste ultime vérifiée avant de partir… autant qu’elle soit exhaustive! Un oubli de papier toilette pourrait ruiner la balade…

Après quelques messages postés sur le forum du routard et autres par Monsieur Nico (qui c’est?), il semblerait que des vents à 130km/h vers le centre de l’île nécessitent de prendre quelques précautions… Une tente basse, à forme de tunnel, offre moins de résistance au vent, et donc moins de chance de finir sa nuit à la belle étoile.

PS: et avec quelques scies et blocs de glaces…? on se fait un stage accéléré de construction d’igloo avant de partir… et hop !

La question du sac de couchage s’est elle aussi posée: plume ou synthétique? Si le second a l’avantage d’éviter de zigouiller des canards… il en a un autre, qui est de sécher nettement plus vite que son confrère plumé. Il est aussi suffisamment chaud pour un mois d’août chez les Islandais. C’est donc lui que l’on a choisi!

Un GPS…? Dans l’absolu c’est très pratique, mais dans ce cas précis on essaye de limiter le surpoids autant que possible. Et comme ce n’est pas absolument indispensable…

Un chargeur solaire? Et pourquoi pas une éolienne sur le porte-bagage! C’est bien d’être écologique, encore mieux d’être réaliste car il n’y raisonnablement pas assez de soleil en Islande pour ce type d’équipement. On emportera quelques batteries de rechange… et on sera économes (pas de vidéos, on dort avec les piles dans le slip pour les maintenir au chaud).

Traverser l’Islande en vélo?

Quelques embûches à éviter… Ceci dit, c’est aussi rigolo après coup de se souvenir et reparler entre nous de certaines d’entre elles… Alors libre à vous de lire ce qui suit …

  • Dans les campings: dépôts de bonbonnes de gaz entamées mais non épuisées souvent
  • Dans les campings: paquets de pâtes et riz, et autres « left over » laissés par des campeurs à disposition d’autres campeurs.
  • L’Islande est un pays très humide: vêtements IMPERMEABLES indispensables !
  • Globalement le vent souffle davantage dans le sens nord-sud… (à vos cartes!)
  • L’eau des rivières au centre de l’islande est potable, sauf si un troupeau se promène dans le coin… Etant donné la densité de la végétation dans ce pays, pas de soucis, les troupeaux se voient de loin
  • Amis cyclistes, soyez prêts à saluer de la main tout automobiliste ou cycliste que vous croiserez sur les routes du centre: tout le monde saluera votre témérité (ou insouciance)
  • Prévoir une tente résistante à de très forts vents (jusqu’à 100 km/h)
  • Prévoir des piquets de tente ultra solides à cause d’un sol très rocailleux par endroits
  • Attention aux toilettes dans des cahutes en forme de pyramide près des refuges: les courants d’air s’engouffrent parfois dans la fosse et font s’envoler ce que l’on pourrait y déposer (vécu)…
  • Pas besoin de faire quelque vaccin que ce soit, l’islande est un pays sain !!
  • L’Islande est un pays venteux. Et comme toujours lorsque l’on est en vélo, on a toujours l’impression de l’avoir de face…
  • L’Islande est un pays pluvieux. Avec le vent, mieux vaut avoir des vêtements IMPERMEABLES (je sais je me répète, mais c’est important)
  • Prévoir une paire de tongues ou chaussures néoprènes pour traverser les gués sur les pistes du centre
  • Privilégier un sac de couchage en synthétique et non en plumes de canard ou autre bestiole à plume, car le premier sèche très rapidement. C’est important là-bas.
  • Pour faire sécher des affaires, à part très grand beau temps (possible mais incertain), porter les affaires mouillées sur soi… La chaleur corporelle s’en chargera. Sinon éventuellement sur le sac de couchage la nuit… Sur la tente, les tendeurs de la tente, ou le porte-bagage: marche pas! Meilleure solution: ne pas mouiller ses affaires.
  • Pour emballer son vélo dans l’avion: l’excellent Cyclosite !
  • Vélos dans la soute des bus: bien serrer les vis, les axes de roues par exemple si vous devez les démonter, sinon vous les sèmerez quelques part en route (vécu…) !

Une aventure sportive, scientifique et écologique, éducative et citoyenne

Dans le contexte actuel de réchauffement climatique et d’incertitude quant à l’avenir de notre planète, nous avons voulu que notre aventure ne soit pas seulement sportive, mais aussi scientifique et écologique, éducative et citoyenne pour sensibiliser le grand public aux problèmes de nos ressources en eau douce.

m

Après avoir parcouru plus de 6000km à bord du Transsibérien de Moscou à Irkoutsk, nous entamerons un périple à vélo sur près de 1500km : nous longerons le lac Baïkal pour ensuite nous diriger vers le sud, traverser la frontière russo-mongole, et rejoinre la capitale Oulan Bator.

Aspect scientifique et écologique

Nous nous intéresserons à la gestion des réserves en eau douce par la population locale et à leur état actuel. Ce thème fera l’objet d’un reportage photo et vidéo, notamment lors de rencontres de diverses associations locales de préservation des écosystèmes du lac Baïkal. Nous sommes également en train de réaliser un travail de recherche bibliographique sur la pollution de l’eau et ses impacts sur la santé humaine.

Notre projet s’inscrit dans la durée puisqu’il conclura une série de projets menés par l’association Shark Kayak et l’INSA Lyon(Institut National des Sciences Appliquées de Lyon), dont une manifestation « Descente Hydrobiologique » pour la Semaine du Développement Durable 2008 organisée par le Ministère de l’Ecologie, de l’Aménagement et du Développement Durable.

Le voyage en Transsibérien et en particulier le vélo sont des moyens de transport écologiques, et sont particulièrement propices aux rencontres grâce au contact direct qu’ils permettent.

Le lac Baïkal est aussi un symbole : il s’agit du lac le plus ancien et le plus profond (1637m) au monde. A lui seul, il constitue 20% du volume mondial des réserves en eau douce, et abrite une faune et une flore uniques : il est pour cela inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. La préservation de ce patrimoine implique beaucoup d’énergies de la part des populations alentours et d’associations de préservation de l’environnement. Néanmoins, la pureté de son eau est menacée par la pollution anthropique. La mongolie est également parsemée de lacs et de rivières mais certaines régions sont très arides. Voyager à travers ces grands espaces, c’est avoir une vision globale de la disparité des réserves en eau et des problèmes rencontrés.

Aspect éducatif et citoyen

Il s’agit aussi d’une aventure citoyenne et éducative puisqu’un partenariat est proposé à une classe de primaire de la ville de Langeac (Haute Loire). Les jeunes élèves auront à réaliser un travail de documentation sur le thème de l’eau (ressources en eau douce, pollution et écosystèmes aquatiques) sous forme de posters. La classe sera invitée à nos conférences et leurs planches seront exposées pour l’évènement.

La première manifestation dite « Descente Hydrobiologique » aura lieu le samedi 7 juin et réunira une classe de CM1 de Vaulx-en-Velin (69) et des étudiants de l’Institut National des Sciences appliqués de Lyon (INSA) pour une visite guidée de la plus grande salmoniculture de repeuplement d’Europe (Chanteuges (43)). Dans ce haut-lieu d’étude des saumons, un cas concret de disparition d’une espèce aquatique – celle du saumon de souche Allier – permettra de sensibiliser la quarantaine d’élèves et d’étudiants aux impacts de l’activité humaine sur l’environnement (notamment pollutions). La partie « théorique » terminée, place à la pratique : accompagné d’un guide naturaliste, le groupe poursuivra son parcours en canoë sur la rivière Allier où des informations seront données au fil de la promenade sur l’eau (le fonctionnement de la rivière, des différents écosystèmes…). Les élèves de classe primaire de Vaux-en-Velin et de Langeac (43) s’unissent également pour préparer une exposition sur ce thème. La sensibilisation à la fragilité de ces milieux passe par l’information des nouvelles générations.
Les posters des élèves seront exposés lors de notre deuxième manifestation : nous organisons une conférence « L’eau, une ressource épuisable? » qui se tiendra le mardi 10 Juin prochain à 18h30 à Lyon sur le Campus INSA/Université Lyon I. Au programme, un chercheur en Hydrobiologie de Clermont Ferrand ainsi qu’un représentant de l’entreprise Véolia interviendront sur les questions actuelles en termes de gestion des ressources en eau. Programme disponible ici.

La connaissance des disparités en eau est un pas vers une meilleure compréhension des enjeux actuels et à venir concernant cette ressource vitale ainsi qu’une invitation à la réfléchir à des solutions nouvelles notamment en termes de comportements.

Pas de panique ! Etre avertis des conditions climatiques

L’Islande se situe exactement sur le rift médio-atlantique, à l’endroit où l’Amérique du Nord et le Groenland se séparent de l’Europe. C’est une terre reculée, perdue à la limite du cercle polaire.

Cette localisation géographique confère à ce petit pays de nombreuses curiosités naturelles: une intense activité géologique, se dévoilant occasionnellement par des séismes et des éruptions volcaniques, créa au fil des siècles une mosaïque de paysages grandioses, les orgues basaltiques, les champs de laves d’Eldraun, en passant par les incontournables geysers de Geysir et la célèbre cascade de Gulfoss. Sans oublier de gigantesques glaciers (le Vatnajökull notamment)…v

L’intérieur des terres est très sauvage : peu de personnes y vivent, les « villes » se concentrant sur les côtes. Le climat y est également rude, ce qui réduit considérablement la biodiversité : les espèces végétales sont rabougries, les animaux peu nombreux.

Cependant, les autochtones, paraît-il, contrastent avec l’apparence désolée de l’Islande : on dit des Islandais qu’ils sont chaleureux, ouverts…

Attention, nous n’avons pas choisi de voyager en Islande pour nous couper du monde pendant 15 jours, nous ne sommes pas des sauvages non plus!v

Notre passion pour le VTT aurait pu nous conduire n’importe où, notamment dans des contrées plus agréable, mais ces terres à la beauté parfaite et ces déserts frissonnants mais captivants ont eu raison de nos hésitations. Et au final, le choix de cette destination nous est apparu comme… naturel.

Mot d’ordre : voyager légers !

Ne pas dépasser 25kg sur le porte-bagage, telle est notre devise. On privilégiera aussi autant que possible les matières en synthétique, plutôt que du coton : moins confortable, elles sèchent cependant bien plus vite. Exit les odeurs de champignons aromatisés au frômage.

Ce sera aussi notre liste ultime vérifiée avant de partir, autant qu’elle soit exhaustive! Un oubli de papier toilette serait regrettable.

Après quelques messages postés sur le forum du routard et autres par notre savoyard national, il semblerait que des vents à 130km/h vers le centre de l’île nécessitent de prendre quelques précautions. Une tente basse, à forme de tunnel, offre moins de résistance au vent, et donc moins de chance de finir sa nuit à la belle étoile.

La solution scies, blocs de glace et stage accéléré de construction d’igloo n’a pas été retenue.

La question du sac de couchage s’est elle aussi posée: plume ou synthétique? Si le second a l’avantage d’éviter de zigouiller des canards… il en a un autre, qui est de sécher nettement plus vite que son confrère plumé. Il est aussi suffisamment chaud pour un mois d’août chez les Islandais. C’est donc lui que l’on a choisi.

Un GPS ? Dans l’absolu c’est très pratique, mais dans ce cas précis on essaye de limiter le surpoids autant que possible. Et comme ce n’est pas absolument indispensable…

Un chargeur solaire? Et pourquoi pas une éolienne sur le porte-bagage! C’est bien d’être écologique, encore mieux d’être réaliste car il n’y raisonnablement pas assez de soleil en Islande pour ce type d’équipement. On emportera quelques batteries de rechange et on sera économes (pas de vidéos, on dort avec les piles dans le slip pour les maintenir au chaud).

Quel temps en Islande ?

L’Islande est une île très proche du cercle Arctique… Sortez couverts (fourchette, couteaux… et petite cuillère).

Grâce au Gulf Stream, l’Islande jouit d’un climat doux et tempéré, de type océanique: les hivers sont doux et venteux, tandis que les étés sont humides et frais. Le terrain se compose principalement de plateaux, parsemés de pics montagneux et de champs de glace; le point le plus haut d’Islande se situe lui à 2120 mètres, à Hvannadalshnukur. L’Islande est le pays européen le plus à l’ouest, sa capitale Reykjavik est la capitale la plus au nord dans le monde. En conséquence de sa latitude élevée, on rencontre dans ce pays davantage de terres couvertes par les glaciers que sur l’ensemble de l’Europe continentale.

Quelques données graphiques : températures, précipitations, ensoleillement

e

Il ne fait pas si chaud en Islande… mais pas si froid non plus. Aux mois de juillet et août, les plus chauds de l’année, elles se situent entre 8 et 14°C.

Elles permettent à la quasi-totalité des pistes au centre de l’île d’être ouverte durant l’été, alors qu’en hiver, il est même difficile, voire impossible, de faire le tour de l’île, tant la neige est abondante!

a
Le début de l’été est la période de l’année la moins pluvieuse, tandis que l’automne et l’hiver sont les saisons les plus humides. Le cumul de précipitations annuelles en Islande est environ 30% supérieur à celui mesuré en France.
z
Les mois de juin et juillet sont les plus ensoleillés, en particulier le mois de juillet au cours duquel les 3h de « nuit »sont si claires que l’on peut lire tranquillement son journal sans même l’aide d’une lampe… Contrairement aux mois dejanvier et décembre où l’on compte à peine plus de 4h de soleil!

« Pas de ronds, pas de virée »

Il est évident que le financement du voyage passe par une ponction non négligeable de son compte en banque perso.
Selon la thématique de la promenade, un financement peut être obtenu. Selon les modalités d’obtention, il s’agit d’un:

  • mécénat (don financier ou matériel sans contrepartie aucune).
  • sponsor ou d’un
  • partenariat (l’institution ou l’entreprise soutient l’association, cette dernière s’engageant à renvoyer l’ascenseur), ou d’un patronage (soutien moral –chez Cyclomonde on peut se passer du patronage pour le garder le moral-).

Un certain nombre de contacts ont été établis avec des entreprises privées et des institutions pratiquant le sponsoring et/ou le partenariat.

Les institutions

Ce voyage ne concernant que des étudiants, le service culturel de notre fac a été sollicité. Toutes les facultés françaises disposent de fonds spécifiques pour les initiatives étudiantes qui sortent de l’ordinaire (bloquer une fac sort de l’ordinaire mais n’allez pas croire qu’ils vous donneront de l’argent pour cela). A l’Université Pierre et Marie Curie, il s’agit du Fond de Solidarité et de Développement des Initiatives Etudiantes, ou plus simplement du F.S.D.I.E, à prononcer « êêêfessedit ». Bien sûr, pas la peine d’aller déranger leurs secrétaires pour se faire sponsoriser ses vacances aux frais du contribuables, il faut que la fac en tire un bénéfice: un travail scientifique en rapport avec la balade peut (et doit) être monté pour prétendre à une aide; en retour, ce travail doit être présenté. Notre « étude » scientifique est en relation avec notre cursus scolaire et la spécificité de l’Islande, et si ça vous intéresse, alors rendez-vous ici.

Toujours dans le public, les aides des CROUS et CNOUS ont été sollicitées, celles de la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports également.

Les entreprises

Un dossier de partenariat peut être préparé et transmis aux personnes chargées des relations clients ou des services publicité, lesquels sont compétents pour le sponsoring ou le partenariat.

Les bourses

Il suffit de jeter un œil dans la catégorie dédiée du site du Routard pour constater que de nombreuses bourses existent, mais aussi que nombre d’entre elles sont accordées pour des voyages à caractère humanitaire. Il sera bien entendu plus facile d’obtenir ce type de bourses en voyageant dans certains pays plutôt que d’autres – l’Islande montrant par exemple un des plus hauts PIB/habitant au monde ainsi qu’un coup de la vie très élevé, autant oublier tout de suite ce type de financement.

Si 15 jours avant le départ aucun contrat n’est signé, il n’y aura pas de panique chez Cyclomonde, parce que tout est prévu :

  • Les adhérents participant au voyage seront priés de contacter leurs banquiers respectifs afin de les informer qu’ils seront à découvert pendant 6 mois et que ce n’est pas la peine de harceler les gens au téléphone tous les trois jours pour le leur rappeler !
  • Un job de nuit sera indispensable au moins pour payer les agios.
  • Une grande soirée de soutien sera organisée
  • Une souscription sera lancée chez nos parents & amis
  • Tout ce qui pourra limiter les dégâts sera bon à faire (McDo compris).